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De la chasse à la passion du braque

02/12/2009 - Lu 10347 fois
Premiers pas

 

 

Premiers pas ...

 

Ma première expérience en chien d’arrêt fut très riche d’enseignements et a été l’occasion de voir germer en moi une attirance bien marquée pour le monde de la cynophilie qui pourtant m’était à l’origine totalement inconnu.

Tout démarra le jour ou mes parents ont voulu m’offrir un chiot en encouragement du bon étudiant qu’ils croyaient que j’étais … Je me souviens très bien que cette nouvelle ne m’avait rien valu scolairement parlant. Bien au contraire, l’idée de savoir que j’allais accéder au compagnon de chasse dont j’avais si longtemps rêvé n’avait que davantage altéré la concentration de l'étudiant  que je devais être, et laissait fuir davantage mes pensée vers mes collines de Provence. Immortaliser mes scènes de chasse et du braconnier il faut reconnaître que j'étais, me permettait en quelque part de maintenir mon courage.

  Vickie, mon Epagneul Français

 Après plusieurs mois de réflexion, j’avais donc fait le choix d’un Epagneul Français. Avec certainement pas mal de chance, je mis quand même la main sur une belle petite femelle de 2 mois, pétillante, équilibrée, et qui portait sur son pedigree les 2 célèbres champions qu’étaient à l'époque Major et Taquine de Boisseau, c'était Vickie.
Super fier d’avoir un tel chiot, fier de la savoir réellement à moi, je la badais, ses moindres attitudes me stupéfiaient, et je me suis vite senti responsable de son avenir.

Dans le souci de comprendre et apprécier au mieux mon compagnon, je m’inscrivis aussitôt au Club de l’Epagneul Français et dévorais les publications du club déjà parues que le Président René JOYET m’avait gentiment transmis. Conséquence logique ou pas, je n’ai guère tardé à rejoindre les rings des expositions canines, et d’y présenter ma jeune chienne. Elle y décrocha d’ailleurs plusieurs CACS et CACIB. Ce qui me plaisait le plus dans ces premiers succès, c’était la coupe ou la médaille du Club de l’Epagneul Français qu’elle décrochait, sans avoir encore identifié l’intérêt d’une éventuelle homologation de titre. J’appréciais ces meetings, c’était pour moi l’occasion d’échanger de vive voix avec des passionnés, de comprendre bien des choses que j’avais lu sans pouvoir toujours en détecter les subtilités. Mais en chasseur que j’étais, je me souviens très bien m’être rapidement fixé que les rings ne devaient pas être un but, le travail sur le terrain de ma chienne resterait mon principal objectif.

Après avoir jaugé les difficultés d’éduquer Vickie durant sa première année, j’ai voulu rencontrer un dresseur. C’est ainsi, naïf mais plein de volonté et d’ambition qu’à ces entre faits je rencontrais Hervé DEMETRE. J’ai bon souvenir de cet instant, Hervé à l’époque qui s’était récemment installé, m’a réservé un accueil bien sympa, et malgré le coté certainement amusant de voir le jeune que j’étais et la motivation qui m’animais, m’a fait le plaisir de faire un petit parcours pour avoir un aperçu de Vickie. C’était en début de soirée en été, nous partîmes tous deux cote à cote en marchant dans la garrigue environnant son chenil, la chienne croisait devant nous et s’installa à bon rythme à mes yeux, Hervé remarqua quand même rapidement son ardeur et sa vélocité. Le parcours se termina en remontant un terrain vers sa volière, où soudainement les émanations d’un faisan rôdeur n’échappèrent à la chienne qui le bloqua sans hésitation. Hervé y trouva des qualités, et tout normalement me proposa ses services pour la dresser. Mais lorsque la discussion glissa coté budget, j’aurais aimé rentrer dans un trou de souris pour paraître moins ridicule tellement ma bourse ne pouvait assumer un tel projet, et fondis en excuses de l'avoir dérangé ...
 
Dépité d’une telle conclusion, je du me rabattre vers une solution plus accessible pour le jeunot que j’étais, en prenant mon courage a deux mains à devoir mettre en pratique les conseils d’éducation et de dressage énoncés dans l’ouvrage de l’Abbé Godard qui était quand même à l’époque mon livre de chevet.
 
Avec le recul que j’ai aujourd’hui, je sais que je n’ai pas réussi complètement le dressage de cette chienne, il ne suffit pas de lire un bouquin pour apprendre un métier, mais ainsi j’ai fait mes dents. Mais la moindre évolution que je détectais me donnait à chaque fois un courage et une audace dingue, et ça c’est sacré.
J’étais déjà chasseur dans l ‘âme mais je touchais là du doigt un autre sujet qui me plaisait fortement, j’y étais réceptif, je vibrais et je m’aperçu rapidement que si chasse et chien ne faisaient qu’un, chasse sans chien n’avais plus la même saveur ... ainsi naquit ma passion.
 
 
P. T.

 
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